standard-title Hypertrophie mammaire

Hypertrophie mammaire

L’hypertrophie ou Réduction mammaire

Quand les seins pèsent trop lourd, aussi bien physiquement que psychologiquement, cet excès de poids altère également l’élasticité des tissus et finit par affaisser les seins (ptose mammaire). Cette surcharge se reporte sur la statique vertébrale et entraîne des douleurs de la musculature dorsale (dorsalgies), motif principal de candidates à la chirurgie.

Lorsque la résection porte sur plus de 300 g par sein, l’intervention peut être prise en charge par l’assurance-maladie.
Cette intervention peut être effectuée dès l’âge de 16 ans (puberté précoce et hypertrophie importante handicapante), sinon à partir de l’age de 18 ans.

 

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L’intervention

 

Elle consiste à procéder à l’ablation du tissu glandulaire excédentaire et conserver un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente. La peau est aussi retirée et le sein ascensionné selon les cicatrices en T inversé. Dans le cas d’une hypertrophie modérée, une cicatrice péri-aréolaire et verticale pourra être suffisante.

Type d’anesthésie : générale.
Durée de l’intervention : 1h30 environ.
Durée de l’hospitalisation : deux à quatre jours.
Avant l’intervention : un bilan sanguin est demandé ainsi qu’une une mammographie.

Suites opératoires :

  • Un arrêt de travail de trois à quatre semaines
  • Un soutien-gorge de maintien deux mois nuit et jour
  • Arrêt du sport deux mois
  • Ablation des fils en deux temps, au 15e jour et le restant à un mois
  • Après un mois, un massage des cicatrices et des soins spécifiques sont prescrits pendant un an (crème, plaques siliconées etc…)
  • Une surveillance régulière et un contrôle au cabinet, pendant un an

Risques et complications

 

Complications immédiates post-opératoires

  • Hématome malgré le drainage chirurgical systématique
  • Infections : prévention par une inscription d’antibiotique et anti inflammatoire
  • Souffrances de la région aréolo-mamelonnaire : prévention dans les grandes ptoses par traitement à base de vasodilatateurs.
  • Écoulement séro-lymphatique dans les grosses hypertrophies graisseuses
  • Ecchymoses (bleus).

Complications tardives (à partir du sixième mois un an)

Cicatrices hypertrophiques, rouges, indurées.

Prévention par des soins spécifiques prescrits à compter d’un mois postopératoire (massage à la crème et application de plaques siliconées).
Actuellement, nous travaillons en partenariat avec le laboratoire EKKYO pour améliorer le résultat cosmétique au niveau cicatriciel. Il s’agit de l’utilisation d’un laser EKKYLITE en une seule séance, à la fin de l’intervention, et une fois que la plaie est refermée.
Le principe est de stimuler la cicatrisation dès le début de la phase inflammatoire, et d’orienter précocement la réponse tissulaire qui conditionne la qualité de la cicatrice.

Une ptose secondaire, une petite asymétrie mammaire ou mamelonnaire résiduelle

Cette ptose est liée à la fois à la fonte glandulaire et parfois à un amaigrissement postopératoire. La fiche d’information lors de la première consultation, signale qu’il est déconseillé fortement de maigrir après l’intervention, au risque d’une diminution de volume et aussi leur ptose secondaire. Il est donc conseillé de perdre le poids nécessaire avant la réduction mammaire, en cas ou la patiente présente une surcharge pondérale.
À signaler également le risque d’insensibilité du mamelon pendant au moins six mois postopératoires(la récupération étant parfois incomplète)

 

A NOTER

Bénéfice du traitement au laser :

– une seule séance est pratiquée
– traitement rapide et sûr
– réduction du risque de cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes
– amélioration de la qualité de la cicatrice
– cicatrice plus souple plus lisse, et plus discrète.

Ce laser est également indiqué dans la reprise des cicatrices et notamment chéloïdes