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Pose de prothèses mammaires

Prothèses mammaires

Les femmes et surtout les jeunes à partir de l’âge de 16 ans, assimilent une hypotrophie ou atrophie mammaire à une féminité insuffisante. L’augmentation mammaire passe par la mise en place de prothèses, cette augmentation peut être associée à un remodelage quand la patiente présente un excès cutané (après grossesse).

Cliquer ici Voir photos Avant/Après opération

Le choix du type d’incision et de l’emplacement des prothèses mammaires en rétro musculaire ou en rétro glandulaire est déterminé lors de la consultation.

L’intervention

Quelle voie utiliser ?

Il existe plusieurs possibilités pour poser les prothèses mammaires :

  • La voie axillaire : incision dans l’aisselle
    « Il s’agit de ma voie préférée. Je l’applique dans les cas d’hypotrophie mammaire. Il est nécessaire de poser les prothèses en arrière du muscle pectoral. »
  • La voie péri-aréolaire inférieure : incision en limite inférieure aréole/peau
    « Je la réserve pour ma part aux prothèses posées en rétro-glandulaire, ou parfois en retro-musculaire. »
  • La voie sous mammaire : dans le sillon situé sous le sein
    « Voie exceptionnelle, surtout utilisée dans les reconstructions mammaires et, également, pour pouvoir passer une prothèse en polyuréthane de volume important, quand l’aréole est de petite taille. »
Déroulement de l’intervention

 

  • Avant l’intervention : un bilan sanguin est demandé ainsi qu’une une mammographie.
  • Type d’anesthésie : générale.
  • Durée de l’hospitalisation : en règle générale 24 heures
Suites opératoires

Port d’un soutien-gorge nuit et jour pendant environ un mois.
Les douleurs durent environ une dizaine de jours (un sédatif est prescrit à la sortie).
Les points de suture sont otés au 15ème jour.
Le résultat est visible au deuxième ou troisième mois.

La durée des arrêts de travail nécessaire : deux à trois semaines.
Un contrôle fréquent la première année, puis une fois par an pour un meilleur suivi.

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Risques et complications

 
Complications anesthésiques

Ces complications sont exposées lors de la consultation pré-anesthésique.

 

Complications immédiates post-opératoires
  • Hématome : un drainage est nécessaire pendant les 24 heures qui suivent l’intervention pour éviter la survenue d’un hématome.
  • Infection : un traitement à base d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires est prescrit avec application de glace pour prévenir les infections.
 
Complications tardives
  • Malposition ou déplacement de la prothèse avec une coque partielle précoce, d’où l’intérêt d’une surveillance rapprochée dans les premiers mois (conseil de massage,et port d’un soutien gorge bien adapté).
  • Coque peri-prothétique : elle concerne 10 % des cas et 5 % dans le cas des prothèses recouvertes de mousse de polyuréthane. Pour prévenir son apparition, une surveillance accrue est nécessaire dans les mois qui suivent l’intervention. Un massage est conseillé pendant 10 mois environ, sauf pour les prothèses en polyuréthane. Le port de soutien-gorge adapté dans les mois qui suivent l’intervention est recommandé.
  • Galactorrhée,de fréquence variable.
  • Cicatrices inesthétiques, à éviter par des massages pendant environ un an
  • Rupture ou dégonflement : le dégonflement est propre aux prothèses remplies au sérum physiologique. La rupture d’une prothèse remplie de gel de silicone est souvent due un choc ou à son âge. Il est conseillé actuellement d’envisager un changement au bout de 12 ans, avec l’obligation de faire faire une échographie annuelle à partir de la huitième année, afin de dépister une éventuelle rupture.
  • Lynphoedème tardif ou sérome, entraînant une augmentation du volume du sein qui survient souvent suite à un traumatisme.

Différents types de prothèses

 

Trois types de prothèses sont proposés :

  • les prothèses remplies au sérum physiologique, elles possèdent un certain pourcentage de dégonflement au bout de quelques années
  • les prothèses remplies de gel de silicone, elles sont rondes ou de forme anatomique (en goutte d’eau)
  • les prothèses remplies de gel de silicone et recouvertes de mousse de polyuréthane : ces prothèses en polyuréthane présente un intérêt considérable dans certain cas, leur utilisation est fréquente à l’heure actuelle (voir rubrique adéquate)

Comment choisir ?

Choisir un volume adéquat au buste, une forme spécifique au cas par cas est la condition nécessaire pour avoir une belle poitrine.
Cela se décide avant l’intervention chirurgicale lors de la consultation ou une analyse de la poitrine et de la silhouette est faite. Elle tient compte de l’état de la peau et de la forme du thorax, symétrique ou pas : on constate en effet souvent une asymétrie importante de la cage thoracique. un décalage antéro-postérieur en rapport avec une scoliose entraînant ainsi une obliquité de ligne sous mammaire. Il sera tenu compte de toutes ces observations au cours de l’intervention chirurgicale.
Enfin, le test du miroir permet de faire une simulation avec des prothèses d’essai, dans un soutien-gorge et sous un T-shirt.

La patiente est opérée assise ; pendant l’intervention un essai obligatoire est réalisé avant d’opter pour un volume ou une forme de prothèses définitives.

  • Les prothèses rondes : présentent une hauteur et largeur égales, lisses ou texturées, à projection variable selon l’indication (profil bas, modéré ou haut)
  • les prothèses anatomiques : elles sont particulièrement indiquées dans les atrophies importantes, elles sont posées par voie axillaire en rétro musculaire. Leur forme permet d’adapter le choix de l’implant à la hauteur et à la largeur du sein et selon le morphotype du buste, ainsi qu’à la projection du futur bonnet du soutien-gorge. Elles trouvent également leur indication dans les reconstructions mammaires.

Les prothèses en gel de silicone recouvertes de mousse de polyuréthane

 

Il existe d’autres formes de prothèse très intéressantes dans les ptoses légères des seins :

  • les prothèses coniques en gel de silicone et recouvertes de mousse de polyuréthane. Ces prothèses permettent une rectification de la ptose, de par sa forme et également de sa texture qui adhère au muscle pectoral (posées en retro-glandulaire).
  • ptose secondaire, une petite asymétrie mammaire ou mamelonnaire résiduelle.
    Cette ptose est liée à la fois à la fonte glandulaire et parfois à un amaigrissement postopératoire. La fiche d’information lors de la première consultation signale qu’il est fortement déconseillé de maigrir après l’intervention, au risque d’une diminution de volume et aussi leur ptose secondaire. Il est donc conseillé de perdre le poids nécessaire avant la réduction mammaire, en cas ou la patiente présente une surcharge pondérale.

À signaler également le risque d’insensibilité du mamelon pendant au moins six mois postopératoires, la récupération étant parfois incomplète.

A SAVOIR

Il n’existe pas de corrélation entre l’apparition d’un cancer du sein et les prothèses en gel de silicone. Les femmes porteuses de ces prothèses ne développent pas plus de cancer du sein que les autres.

Il faut noter que les prothèses en gel de silicone recouvertes de mousse de polyuréthane sont de plus en plus utilisées et que leur apparition date de 1967. La gamme Ivo PITANGUY est la plus utilisée dans le monde. Elles apportent un confort aussi bien au chirurgien qu’aux patientes.

– le taux de coque est extrêmement faible, 1 % au lieu de 10 %. Ce faible taux de coque ou capsule peri-prothétique, provient du micro-cloisonnement des fibroblastes dans la mousse de polyuréthane.

le taux de déplacement ou de rotation est inexistant ; il existe une stabilité dans la position mise lors de l’intervention.

il n’y a pas de sérome (épanchement séro-lymphatique) à long terme, comme si la prothèse faisant bloc avec la glande, après disparition de la mousse de polyuréthane, vers environ six mois.

– un effet autoporteur de l’implant permet d’éviter une ptose secondaire due à son propre poids.

Ces prothèses sont indiquées pour les petites ptoses, elles permettent de ne pas avoir recours à une recoupe de peau péri-aréolaire (mastopexie péri- aréolaire), ce qui n’est pas le cas avec les autres prothèses. Le« test du carnaval» du docteur Henrique Cintra de Rio au Brésil définit la limite de cette indication.

A signaler qu’il existe une particularité singulière concernant les prothèses en gel de silicone recouvertes de mousse de polyuréthane mais ayant la forme «conique» . Ces prothèses ont été conçues pour les indications de seins flasques avec une légère ptose, et dont le poids d’une autre prothèse ne ferait qu’aggraver la ptose.

Dans le cadre de ces prothèses au gel de silicone recouvertes de mousse de polyuréthane, il existe donc une stabilité de résultats des années après l’acte chirurgical initial.

Trois paramètres pour le choix de prothèses en polyuréthane et le volume :

  • la largeur de la base du sein
  • l’élasticité de la peau
  • la contribution du parenchyme mammaire